La Chambre des représentants des États-Unis a adopté une résolution demandant au président Donald Trump, de mettre un terme aux opérations militaires menées contre l’Iran, sauf autorisation préalable du Sénat américain.
La résolution a été approuvée par 215 voix contre 208, avec le soutien de quatre élus Républicains qui se sont joints aux Démocrates.
Il s’agit de la première fois qu’une telle résolution visant à limiter les pouvoirs du président concernant le conflit avec l’Iran est adoptée par la Chambre des représentants, après l’échec de trois initiatives similaires dans le passé.
L’un des parlementaires favorables au texte, a déclaré que le Congrès devait réaffirmer les prérogatives que lui confère la Constitution en matière de déclaration de guerre. Les partisans de la résolution estiment que le conflit n’a jamais reçu l’autorisation du Congrès, tandis que l’administration Trump soutient que le président dispose du pouvoir d’ordonner des opérations militaires afin de protéger la sécurité nationale.
Selon plusieurs médias américains, certains élus républicains ont commencé à exprimer leurs inquiétudes quant à la durée du conflit, à la hausse des prix des produits pétroliers ainsi qu’aux conséquences politiques à l’approche des élections prévues dans les prochains mois.
Cette résolution intervient alors que le président Trump lui-même a laissé entendre qu’il était lassé de cette guerre, se montrant optimiste quant à une éventuelle fin du conflit grâce aux négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran.

De son côté, le représentant Gregory Meeks, auteur de la résolution, a affirmé que la guerre contre l’Iran était “illégale et coûteuse”.
Toutefois, l’adoption du texte par la Chambre des représentants ne signifie pas l’arrêt immédiat des opérations militaires, la résolution doit encore être examinée et approuvée par le Sénat.
Par ailleurs, même si le Sénat venait à l’adopter, le président Trump pourrait y opposer son droit de veto, prévu par la Constitution. Dans ce cas, le Congrès devrait réunir une majorité des deux tiers dans les deux chambres pour passer outre ce veto.
